samedi 17 novembre 2007

Chapitre XXVIII

Week-end à Seattle.

Et oui, le temps passe, et mes posts s'espacent de plus en plus. Pour plusieurs raisons : manque de temps, manque de trucs sensationnels à raconter, besoin de récupérer toutes les photos avant de faire les articles.
Bon donc j'ai abandonné l'idée de raconter les évènements dans l'ordre dans lequel ils se sont déroulés. C'est pourquoi je vous raconte maintenant mon week-end à Seattle, qui ne date même pas d'une semaine.

Dès fois que ce ne soit pas évident pour tout le monde, Seattle est aux Etats-Unis, état de Washington, à 200 km à vol d'oiseau de Vancouver (les distances à vol d'oiseau sont proches des distances réelles sur ce continent, grâce à leur passion des lignes droites).
On a encore profité d'un week-end de trois jours, ici le lendemain du 11 novembre étant également férié (c'est le Remember's Day). Malheureusement il a été impossible de trouver un hotel disponible pour samedi soir, notre week-end de trois jours s'est donc transformé en week-end normal. Ce qui n'est pas plus mal, étant donné qu'à Seattle en deux jours on a tout vu (vive le patrimoine des villes de l'ouest américain).
Du coup départ en bus de Vancouver samedi matin 8 heures (oui c'est dur), avec Jo et Fred comme d'habitude, avec en bonus Max un autre français (complice habituel de poker) de Aix-les-bains. Les filles qui nous accompagnaient à Vancouver Island n'étaient pas de la partie cette fois-ci car elles avaient eu la bonne (ou pas) idée d'aller passer le week-end dans les Rocky Mountains. Bref petit week-end à quatre, mais quand on est avec ces trois spécimens là, il y a toujours moyen de se régaler.
Avant de m'égarer, j'étais en train de parler du départ en bus. Première péripétie du week-end. Pour une bonne compréhension de tout ça, je dois vous expliquer qu'à force de vivre à Kathleen, qui habituellement s'occupe et prend soin d'absolument tout, on avait perdu l'habitude de s'autogérer. Du coup, on avait pas réservé le bus, ce qui était pourtant fortement recommandé. On se prend un premier coup de stress à l'arrêt en voyant le monde, et en notant qu'à part nous, tout le monde a réservé. Ca aurait pu être la sanction dès le début du week-end, et bien non. On s'est choppé des places et on a pu embarquer comme prévu.
Concernant le trajet lui même, rien de palpitant à vous narrer. A part peut être le passage de la frontière, qui reflète bien la mentalité américaine du moment. On se fait renifler par des chiens, passer les bagages au rayons x, poser une série de questions pour voir si l'on parle anglais (les douaniers faisant le maximum d'efforts pour articuler le moins possible, c'est pas simple). C'est là qu'on apprécie d'avoir la citoyenneté canadienne, qui vous permet de passer sans encombre. Les autres (français) devant en plus, faire une photo, laisser leurs empreintes de pouces et payer 6$. Tout cela se passe tout de même sans trop de problèmes, et le bus repart.
Arrivée à Seattle aux alentours de midi, direction le Seattle Center, un coin assez indéfinissable : au milieu d'une zone industrielle, deux musées, une tour bizarre appelée Space Needle, un parc d'attraction, et une quinzaine de fast foods (évidemment).

Quelques photos de ce Seattle Center :



Pour l'anecdote (billion = milliard).








En bons américains, nous engloutissons sur le pouce quelques burgers. Puis visite des deux musées, financés par Microsoft, dont le siège historique est à Seattle. Attention quand je dis musée ne vous attendez pas à Cézanne et Van Gogh, c'est pas trop le délire du moment.
Tout d'abord le musée de la science fiction. Pas terrible. Des trucs de collectionneurs, les feuillets originaux du scénario des épisodes de Star Trek, les premières éditions des bouquins d'Asimov, ce genre de trucs. Quelques petits trucs sympas sur les secrets des effets spéciaux de Star Wars. Bref cette visite n'a pas sa place dans la légende. On enchaîne sur le musée Experience Music Project, musée de la musique donc. Beaucoup plus intéressant celui là. Avec également son lot de reliques sacrées, la guitare de Jimmy Hendrix, les costumes de scène de Run DMC, des disques d'or de Célia Cruz, j'en oublie plein, il y en avait vraiment pour tout les goûts. Mais aussi des tas de petits ateliers pour s'initier à la musique on pouvait tester toutes sortes d'instruments dans des cabines d'enregistrement, aller s'y croire dans un simulateur de concert qui vous donne l'impression de chanter devant une foule en délire. Tout ça a donné lieu à de grosse sessions n'importe quoi à quatre dans les cabines à faire de la cacophonie sur les batteries, guitares ou claviers. Perso, j'ai surtout kiffé les tables de mix et les platines, c'est plus simples, en cinq minutes t'as l'impression de faire des trucs géniaux, même si en vrai tu fais de la merde.
On a vraiment bien rigolé toute l'aprèm là dedans, malheureusement pour vous photos interdites dans le musée. J'ai quand même réussi à feinter les vigiles pour en faire une de cette incroyable pile de guitares.

Euh...non, en fait là c'est nous en train de manger.


Les voila, les guitares.



Sortis du musée, on fait un aller retour rapide à notre hotel tout proche, prendre notre chambre et poser les affaires. Un hotel assez correct (surtout pas cher), deux lits doubles pour quatre, à la guerre comme à la guerre.
Puis on repart au Seattle Center, direction cette fois-ci le légendaire Key Arena, pour la véritable raison de notre venue à Seattle : assister à un match de NBA (le basket-ball américain). Le match oppose les Seattle Supersonics au Detroit Pistons. Présentation des forces en présence. D'un côté les Sonics, qui a été dix ans plus tôt la meilleure équipe au monde mais qui aujourd'hui est une équipe de bras cassés Pour ceux qui sont surtout football, Seattle c'est le FC Metz de la NBA. De l'autre côté les Pistons, une des meilleurs équipes, finaliste de conférence la saison dernière, avec un cinq majeur qui fait rêver. Je vous cite les noms à tout hasard : Billups, Hamilton, Prince, McDyess et Rasheed Wallace. Que des grands joueurs, la star de l'équipe restant sans conteste l'homme au masque : Hamilton. A priori les Sonics n'ont aucune chance. Le début de match confirme le pronostic : promenade de santé pour Detroit, vingt points d'écart à la mi-temps, comme dirait Frédo, c'est la tatane pour Seattle. Mais petit à petit les Supes reviennent dans le match, et ils égalisent à deux minutes de la fin : 99-99. Ca va être le money time extrême. Du très grand basket. Malheureusement le miracle ne se produira pas jusqu'au bout, les expérimentés joueurs de Detroit serrent le jeu et l'emportent sur le fil 107 à 103. Mais bravo quand même aux joueurs de Seattle qui ont fait un très grand match, sans démériter.
Quand à nous pendant ce temps, on s'était acheté les places les moins chères possibles (15$ US), tout en haut de la salle. Autant dire qu'on ne voyait pas super bien le match. Mais là coup de génie de Jo et Fred qui faisant mine d'aller faire des photos trouvent un moyen de se faufiler dans la zone basse de la salle et squatter des sièges à 200 $, à dix mètres du terrain. C'est aussi pour ce genre de truc que je les kiffe, ces zgegs. On se retrouve tous les quatre, comme en plein rêve à quelques mètres à peine, d'un énorme match de NBA, avec certains des meilleurs joueurs au monde. Un truc de fou. Pendant ce temps l'ambiance, plutôt inexistante en début de match, se réveille en même temps que l'équipe locale, et la fin de match devient hystérique avec toute la salle debout, en train de crier, ce qui n'arrive pas tous les jours aux States (c'est pas le Vélodrome). On a vraiment pris un pied sensationnel, et graver dans nos mémoires des souvenirs inestimables. Fred et Jo, merci à eux, ont aussi fait une armée de photos et de vidéos que je vous envoie tout de suite.


Et oui, on a les tickets.



Le Key Arena, vu d'en haut.



Nous, à nos places initiales.

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Nous, à nos places finales.



Echauffement des Detroitiens (à faire confirmer ce mot).



Echauffement des Seattleois (même chose).








Et le coup d'envoi, enfin au basket on dit entre-deux.







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Le vétéran, mais toujours excellent, Rasheed Wallace.

L'homme au masque, Richard Hamilton.

Et le meneur Chauncey Billups.


Com d'hab, à chaque temps mort, des cheerleaders (plutôt mignonnes celles-là).

Eux, ils ont chanté le God Bless America. On l'a filmé, vous le trouverez un peu plus bas.


Le moment chaud du match, début du money time.

Puis le score final, vous notez là dessus, les 32 points personnels d'Hamilton, un joli total.


Une session vidéo, pour terminer en beauté.

L'échauffement.

L'hymne américain, une vidéo à regarder debout avec la main sur le coeur.

Bon de gros soucis, pour télécharger le reste des vidéos. Vous les aurez dés que possible.

Le match se termine vers huit heures, on file à Downtown, manger et passer la soirée. Soirée que je vous raconte dans la partie deux, là j'en peux plus, je suis épuisé. Partie deux, qui contient aussi, le récit de la journée de dimanche. Oui, je pense qu'il n'y aura que deux parties en tout. J'envoie la deuxième pendant la semaine, soyez à l'écoute. Biz à tous.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Ben,oui,je me suis mise debout avec la main sur le coeur pour écouter l'hymne puis quand j'ai vu la tête des "zgegs",ça m'a déconcentrée...Désolée ,j'en demande pardon à Doubbleyou...

Anonyme a dit…

Un peu de mal à comprendre ce que tu as dû ressentir pour ce match ne connaissant rien au basket et encore moins au noms des joueurs que tu cites lol ... sans parler bien sûr du résumé où je ne suis même plus sûre que tu parles français ! As-tu réussi à dormir à quatre dans une chambre toi qui es si sensible ? Alors tu n'auras pas de soucis à supporter une nuit avec ta petite soeur et ta vieille mère dans la même chambre ..? ! Bisous Bisous

Anonyme a dit…

De rien pour les photos et pour les places kados !!!
Très bien raconté tout ça. Je vais avoir du mal à faire mieux.

San Fredo a dit…

Moi un sgeg ?!